Ce qui va suivre est la synthèse de mon dernier épisode de Podcast. Le plus simple est encore d’aller l’écouter, de t’abonner au podcast, et de le partager SANS MODERATION !
Après quatorze ans dans la banque, Sandy Simon fait un choix radical : quitter un univers sécurisant pour devenir professeur en lycée professionnel. Un virage sans filet, guidé par une envie profonde de transmettre, d’accompagner et de redonner confiance à des jeunes souvent enfermés dans des clichés.
Aujourd’hui, Sandy enseigne le commerce en filière professionnelle, au lycée Jean-Lurçat, à Perpignan.
Dans cet épisode de La Cheftaine, il raconte sa reconversion professionnelle, son héritage familial, son rapport au travail, à l’argent et à l’engagement.
Il y a des reconversions professionnelles qui racontent bien plus qu’un simple changement de métier. Elles disent quelque chose de nos valeurs, de notre rapport au travail, et parfois même de la société dans laquelle nous évoluons.
La reconversion de Sandy Simon fait partie de celles-là.
Je l’ai rencontré dans un lieu très particulier pour moi : le lycée Jean-Lurçat, à Perpignan.
Mon lycée. Celui de mes années adolescentes, de mes premiers doutes, de mes premiers élans aussi.
Y revenir aujourd’hui, avec ma casquette de cheffe d’entreprise et de podcasteuse, avait déjà une saveur particulière.
Y rencontrer Sandy, professeur en lycée professionnel, a donné encore plus de sens à ce retour aux sources.
Sandy Simon : quitter un métier confortable… sans filet
Avant d’enseigner, Sandy a passé quatorze ans dans la banque.
Un univers structuré, sécurisant, codifié.
Un métier qu’il n’avait pas rêvé enfant, mais qui cochait toutes les cases de la stabilité et de la reconnaissance sociale.
Fils d’artisan, il a grandi avec une conscience aiguë de la valeur du travail et de l’argent.
La banque représentait une forme de sécurité, presque une revanche silencieuse sur une enfance marquée par les contraintes matérielles.
Et pourtant.
Avec le temps, le métier change.
La relation humaine s’efface peu à peu derrière les objectifs, les indicateurs, la course aux résultats.
Quand les valeurs ne sont plus alignées, Sandy ne triche pas.
Il ne sait pas faire semblant.
Alors il part.
Sans filet.
Sans plan parfaitement balisé.
Avec une seule certitude : continuer ainsi n’a plus de sens.
Un bilan de compétences, quelques expériences comme intervenant en lycée, et une évidence s’impose : transmettre, accompagner, former font profondément partie de lui.
Sandy Simon : le lycée professionnel, vu de l’intérieur
Aujourd’hui, Sandy enseigne le commerce en lycée professionnel.
Un environnement trop souvent résumé à des clichés : voie de garage, élèves difficiles, orientation par défaut.
La réalité est tout autre.
Dans ses classes, Sandy rencontre des jeunes parfois cabossés par le système, souvent en manque de repères, mais presque toujours débordants d’énergie.
Ce qui leur manque le plus n’est pas l’intelligence.
C’est un objectif.
Et quelqu’un qui croit en eux.
Pour Sandy, le lycée professionnel n’est pas une voie de relégation.
C’est un tremplin.
Un espace où des profils concrets, engagés, peuvent construire des parcours solides, évoluer vers des BTS, des licences, ou créer leur propre activité.
Il le rappelle avec lucidité : notre société n’a pas besoin que d’intellectuels.
Elle a besoin d’artisans, de techniciens, de vendeurs, de personnes capables de faire vivre les idées et les innovations sur le terrain.
Sandy Simon : transmettre autrement, par l’action
Sandy n’enseigne pas en restant immobile derrière un bureau.
Il monte des projets, sort ses élèves du cadre scolaire, les met en réseau avec des professionnels, les confronte au réel.
Forums, événements, projets concrets : les connaissances prennent vie.
Les élèves deviennent acteurs de leur parcours, responsables, visibles.
Son objectif est clair :
que ses élèves deviennent meilleurs que lui.
Cette posture entrepreneuriale, Sandy la prolonge aussi en dehors du lycée, avec la création de la communauté Décroche ton stage.
Un espace pensé pour aider les jeunes et leurs familles à comprendre les codes du monde professionnel, à se préparer, à gagner en autonomie.
Ici, entreprendre ne signifie pas créer de la richesse financière à tout prix.
Cela signifie créer de la valeur humaine.
Sandy Simon : redonner confiance change une trajectoire
Ce qui traverse tout le parcours de Sandy, c’est la transmission.
Pas celle qui s’impose.
Celle qui accompagne.
Il n’existe pas de voie « normale ».
Il existe des chemins adaptés à des histoires, à des potentiels, à des envies.
À travers son engagement, Sandy rappelle une chose essentielle :
un adulte qui croit en vous peut changer une trajectoire de vie.
Cet épisode de La Cheftaine est une invitation à revoir notre regard sur la réussite, l’orientation et le travail.
À reconnaître la valeur immense de celles et ceux qui transmettent, chaque jour, bien plus que des savoirs.
Et à accepter que parfois, changer de métier, ce n’est pas fuir.
C’est s’engager.






