Vianney : trouver sa voie à la force de sa volonté

Vianney ELECTRO FIT 66

Ce qui va suivre est la synthèse de mon dernier épisode de Podcast. Le plus simple est encore d’aller l’écouter, de t’abonner au podcast, et de le partager SANS MODERATION !

Il y a des gens qui donnent l’impression d’avoir toujours su où ils allaient. Et puis il y a les autres. Ceux qui tâtonnent. Ceux qui avancent par étapes. Ceux qui prennent des détours avant de comprendre ce qui les anime vraiment. Vianney fait partie de cette deuxième catégorie.

Depuis deux ans, il est mon coach sportif. Celui qui tente courageusement de ressusciter mes abdos et ma dignité sportive ! Mais derrière les exercices, les squats et les discussions qui dérivent souvent bien au-delà du sport, j’avais envie de découvrir l’homme derrière le coach. Et finalement, son parcours raconte quelque chose de très universel : la difficulté de trouver sa place.

Vianney : trouver sa voie quand rien n’est évident

À la sortie de l’école, Vianney décroche un diplôme dans la sécurité. Un choix qui ne vient pas d’une vocation profonde, mais plutôt d’une orientation “raisonnable”, présentée comme un métier d’avenir. Le problème, c’est qu’il ne s’y reconnaît jamais vraiment.

Très vite, les stages lui font comprendre que cette vie-là ne lui correspond pas. Les horaires de nuit, la solitude, l’absence de reconnaissance… quelque chose sonne faux. Lui a besoin de lien humain. Besoin de sentir que ce qu’il fait a du sens. Alors il bifurque presque par hasard vers la restauration, grâce à un ami qui lui propose une opportunité dans un restaurant à Lille.
Il commence tout en bas. À la plonge.

Et c’est peut-être là qu’on comprend déjà quelque chose de sa personnalité : Vianney n’a jamais eu peur de commencer modestement. Pendant deux ans, il apprend sur le terrain. Il grimpe progressivement les échelons, découvre la solidarité des brigades, l’intensité du rythme, la satisfaction du travail bien fait. Il travaille dur. Beaucoup. Sans raccourci. Mais au fond, il sent déjà qu’il cherche encore autre chose.

Vianney : partir pour ne pas s’éteindre

À cette période de sa vie, Vianney prend une décision importante : quitter le Nord.
Pas par rejet de ses racines. Mais parce qu’il sent qu’il doit partir pour avancer. Changer d’environnement. Couper avec certaines fréquentations. Se donner une chance.

Alors il débarque dans le Sud presque à l’instinct, avec peu de certitudes mais beaucoup de volonté. Direction La Grande-Motte, où il retrouve du travail dans la restauration. Cette fois, dans une cuisine bien plus exigeante. Là où il pensait avoir déjà de l’expérience, il réalise rapidement qu’il a encore tout à apprendre.

Il raconte avec beaucoup d’humilité ce moment où il met une éternité à ciseler quelques poivrons pendant que le chef l’observe, mi-amusé, mi-inquiet. Mais au lieu de le mettre dehors, ce chef décide de lui donner sa chance. Et cette notion revient souvent dans l’épisode : les rencontres. Les personnes qui tendent une main au bon moment. Celles qui voient quelque chose en vous avant même que vous en soyez capable vous-même.

Pendant deux ans, il apprend les bases de la “vraie” cuisine : les techniques, les cuissons, le travail du poisson, la rigueur.
Puis une autre opportunité se présente : la Suisse.

Vianney : le sport comme fil rouge

Même lorsqu’il travaille dans la restauration, le sport n’est jamais loin. Il court. Il s’entraîne. Il s’y réfugie aussi.
Et un jour, pendant un jogging, une idée lui traverse l’esprit :
“Pourquoi je n’en ferais pas mon métier ?”

À partir de là, tout change. Il se renseigne. Découvre les formations possibles. Comprend aussi qu’il va devoir financer seul son projet. Alors il part travailler en Suisse avec un objectif précis : économiser suffisamment pour reprendre des études dans le sport.

Ce passage-là du podcast est particulièrement marquant parce qu’il raconte quelque chose qu’on entend peu : les reconversions ne sont pas toujours romantiques. Il faut de l’argent. Du courage. De l’endurance mentale aussi. Vianney parle d’un objectif très concret : réunir 20 000 euros pour pouvoir rentrer en France et intégrer un CREPS. Et il le fait.

Vianney : reprendre sa vie en main

En 2015, il arrive finalement dans les Pyrénées-Orientales pour suivre sa formation sportive à Font-Romeu. Là encore, rien n’est simple. Pour vivre, il cumule plusieurs emplois : coach sportif d’un côté, vendeur de meubles de l’autre. Les journées sont longues. Les horaires chargés. Mais il tient son cap.

Petit à petit, il construit son expérience dans le sport, développe sa clientèle, apprend toutes les facettes du métier : les cours collectifs, l’accompagnement individuel, le coaching, l’accueil, l’écoute aussi. Parce qu’être coach sportif, ce n’est pas seulement compter des répétitions. Et c’est probablement l’un des aspects les plus intéressants de cet épisode.

Vianney : le coach… et le confident

Au fil de la conversation, Vianney explique qu’il s’est rendu compte avec le temps que son métier avait une forte dimension humaine. Les gens viennent pour leur corps. Mais très souvent, ils parlent aussi de leur vie. Des journées difficiles. Des complexes. Des séparations. Du manque de confiance en soi. De fatigue mentale. Et finalement, cela ne m’étonne pas vraiment. Je suis moi-même allée de mes petites confidences !

Parce que quand quelqu’un vous accompagne chaque semaine, vous pousse à dépasser vos limites, vous voit parfois découragée ou vulnérable… un lien particulier se crée forcément. Vianney le dit avec humour : parfois, il a l’impression d’être psychologue. Et honnêtement ? Je confirme.

Vianney : Electro Fit 66, construire son rêve

Après le Covid, son activité évolue. Il découvre l’électrostimulation, une méthode encore peu développée dans les Pyrénées-Orientales à l’époque. Il sent immédiatement le potentiel.

Au départ, il intervient directement chez ses clients, à domicile. Puis, progressivement, une autre idée prend de plus en plus de place : ouvrir son propre studio. Son rêve.

Mais là encore, rien n’arrive immédiatement. Il visite des locaux. Enchaîne les déceptions. Commence parfois à douter.
Jusqu’au jour où il tombe presque par hasard sur LE bon endroit. Et en un mois, tout s’enchaîne.

Aujourd’hui, Electro Fit 66 existe parce qu’il a accepté d’avancer étape par étape. Sans facilité. Sans plan parfait. Mais avec une constance impressionnante.

Ce que le sport change vraiment

À la fin de l’épisode, je lui pose cette question :
“Qu’est-ce que le sport change vraiment dans une vie ?”

Sa réponse résume probablement tout son parcours.
Le sport donne confiance. Du courage. Il oblige à sortir de sa zone de confort. Il aide à évacuer les tensions. À mieux vieillir aussi. Mais surtout, il apprend à ne pas abandonner trop vite.

Et finalement, en écoutant Vianney raconter son histoire, on comprend que ce n’est pas uniquement le sport qui l’a construit.
C’est sa capacité à continuer d’avancer, même quand il ne savait pas encore exactement où il allait.

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