BILAN – Ce que La Cheftaine m’a appris

La Cheftaine : le podcast - le bilan

Ce qui va suivre est la synthèse de mon dernier épisode de Podcast. Le plus simple est encore d’aller l’écouter, de t’abonner au podcast, et de le partager SANS MODERATION !

Salut la commu’ 

Voilà, les rediffusions sont arrivées à leur terme. Je m’étais laissé un délai de réflexion de 3 mois, une “pause’cast” tout l’été, pour réfléchir à l’avenir de ce projet La Cheftaine : le podcast, et nous y sommes… Il est temps pour moi de me retrouver face à moi-même ! 

Il n’y a pas de hasard dans la vie, et c’est ce qui m’a aussi frappé dans ma période de réflexion estivale :  

  • J’ai diffusé 37 épisodes d’interview, que tu peux écouter et réécouter à ta guise d’ailleurs.  
  • Et c’est pile poil l’année de mes 37 ans que j’ai pris de grandes décisions qui ont bouleversé ma vie.  

Bref, en trois mois, j’ai donc eu le temps de me demander ce que j’avais envie de faire de ce podcast. Et pour être honnête, je crois que je suis arrivée au bout d’un chapitre. Ce projet, c’était finalement ma propre thérapie personnelle, il m’a beaucoup apporté, il m’a beaucoup porté, et il m’a aidé à avancer. Aussi, comme je te dis tout, j’ai décidé de te proposer 3 épisodes de podcasts pour te raconter un peu tout ça, mon processus de réflexion… 

Aujourd’hui nous allons faire en quelque sorte le bilan du podcast, dans le suivant, nous parlerons de ce que j’ai envie de construire ensuite, et dans le troisième, ce sera l’occasion de parler d’avenir et de transmission. 

Alors c’est parti !  

Le bilan : répondre à la question signature

Pour commencer, j’ai décidé de répondre à LA question qui angoisse tous mes invités, parce qu’elle t’oblige à te regarder dans le miroir, ma question signature finalement : « Présente-toi : dis-nous qui tu es, d’où tu viens et ce que tu fais dans la vie ? » 

Alors… qui je suis ? C’est vrai que quand c’est ton tour, ce n’est pas facile de répondre à cette question !  

Je suis une femme. Je suis une mère. Je suis divorcée. Je suis hyperactive, sensible, passionnée, investie… parfois même un peu trop. Je me bonifie avec l’âge, je gagne en assurance et me débarrasse de bon nombre de boulets et de complexes.  

Je suis quelqu’un qui a tendance à prendre les responsabilités très au sérieux. J’ai un goût, parfois un peu envahissant, pour les responsabilités, pour les projets, pour les nouveaux challenges… J’aime m’investir. J’aime faire les choses à fond. Et j’ai encore du mal à faire semblant de ne pas me sentir concernée quand quelque chose ne va pas. 

Je viens du plus beau département de France — évidemment : les Pyrénées-Orientales, le pays catalan. Et plus précisément d’un village qui a vu passer Hercule pendant ses douze travaux, Hannibal avec ses éléphants… et mon père avec sa 4L coupée à la tronçonneuse. 

Dans la vie, je suis dirigeante. Et ce qui me définit peut-être le mieux professionnellement, c’est cet investissement très profond dans les missions qui me sont confiées et dans les personnes que j’accompagne : mes collaborateurs, mes clients, mes bénéficiaires, mes adhérents… 

Je crois que j’ai toujours eu besoin de me sentir utile, de porter des choses, de faire avancer les projets et, surtout, de prendre soin des gens qui sont autour de moi. 

Et puis aujourd’hui, je suis aussi auteure, podcasteuse, entrepreneure, et probablement encore plein d’autres choses que je n’ai pas encore réussi à faire rentrer dans une case.  

Une vraie slasheuse de compétition, en gros !  

Bilan : pourquoi La Cheftaine est née 

Lorsque j’ai créé le podcast, je tenais un blog depuis quelques mois, parce que je n’avais pas eu le courage de me lancer dans le podcast en première intention ! J’adore ce format, je suis une grande consommatrice de contenus audio, que j’écoute en voiture, en pratiquant du sport, en réalisant mes tâches ménagères… Bref, j’adore !  

Mais je me mettais tellement de freins… Alors j’ai ouvert un blog, en commençant par créer un site Internet toute seule. Encore un projet…  

Bref, j’ai développé le format interview sur le blog, qui plaisait bien, mais les retours que j’avais été souvent similaires : pourquoi ne pas en faire un podcast. Donc, portée par ces premiers encouragements, je me suis lancée dans ce projet.  

Je crois au fond que ce que je cherchais dans toutes ces discussions et conversations, c’était comprendre le “truc” qui faisait aller de l’avant. La recette du déclic pour lancer le changement de vie en quelque sorte. Qu’est-ce qui pousse quelqu’un qui a tout pour être bien à renverser la table pour relancer le jeu ? D’où vient cette énergie quand tu es au fou du gouffre pour remonter ? Quel est le point commun entre ces personnes qui réussissent leur vie ? A quel moment tu arrêtes de douter et tu sais que c’est la bonne décision à prendre ? Comment tu fais face au merdier pour en faire quelque chose de positif ? 

Finalement, derrière chacune des interviews, l’audience de base, c’était moi. Chacune des questions que je posais, c’était les miennes, et c’est ce qui plait aussi je pense, parce que je suis une nana hyper commune : nous nous posons tous les mêmes questions ! 

Donc au départ, je voulais juste partager des parcours que je trouvais inspirants. J’ai d’abord commencé avec des femmes uniquement, bah oui plus facile pour moi de m’identifier, et l’aspect sororité me plaisait. Puis j’ai posé les mêmes questions aux hommes, et je te confirme que nous avons les mêmes interrogations et mêmes doutes, c’est totalement non-genré cette affaire !  

Je me voyais un peu comme Mireille Dumas, à mon humble échelle. C’est ça le projet de départ.  

Bilan : ce que les autres m’ont appris 

Avec toutes ces rencontres, j’ai appris beaucoup, j’ai partagé énormément, et j’ai grandi aussi. Je crois que c’est Mélissa Da Costa qui l’a donné en titre d’un de ces romans “je revenais des autres” : ce sont les échanges humains qui nous permettent d’avancer et d’évoluer.  

Concrètement, je pense que je retiens 3 grandes leçons : 

Les trajectoires ne sont jamais linéaires.

C’est le point commun des 37 épisodes : ce que tu as fait hier, ce que tu fais aujourd’hui, ne déterminera pas le reste de ta vie. Aucune vie n’est linéaire, et chacun connaitra bon nombre de bouleversements.  

Cependant, de ce que je retiens de tous ces chamboulements contés, c’est que plus tu prends des décisions alignées, plus tu fais des choix en accord avec tes convictions profondes, mieux tu t’épanouiras. 

Il n’y a pas une seule manière de réussir sa vie.

Ça aussi c’est une croyance que j’ai fait tomber : le combo CDI + propriétaire + famille, ce n’est pas la référence de réussite ! Ça, ce sont des années de diffusion de La Petite maison dans la prairie qui font encore des dégâts en thérapie !  

La réussite est tellement subjective, elle est fondée sur les valeurs propres à chacun, et la qualité de vie, le bonheur et l’épanouissement individuel sont tellement variables d’une personne à l’autre. J’ai discuté avec des gens qui avait du mal à boucler leurs mois avec leur travail, mais qui ne reviendraient en arrière pour rien au monde ! Qui se sentaient chanceux de vivre cette vie-là, alignée avec qui ils sont.  

La réussite, ce n’est pas du matériel, ce n’est pas palpable, c’est un sentiment que tu perçois le jour où tu te sens en phase avec toi-même. 

Le changement fait peur, mais l’immobilité aussi.

Voir nos habitudes changer, se demander comment nous allons nous en sortir financièrement… c’est effrayant. Faire des choix qui engagent des changements, qui ont un impact direct dans nos vies, c’est terriblement angoissant. 

Mais ne rien faire, jouer les autruches en attendant que cela passe, c’est tout aussi terrifiant. Rester dans un job qui te donne la boule au ventre le matin, ce n’est pas possible. Rester dans une vie de couple qui ne t’épanouie plus, ce n’est pas possible. Rester dans la douleur face à l’indicible, ce n’est pas possible.  

Le changement est terrifiant, mais l’immobilité tue à petit feu. Avoir des projets, c’est aussi ça, vivre. Et ce n’est pas incompatible avec le fait de te rendre compte que tu t’es planté et tout recommencer ou faire marche arrière, mais ayant conscience des erreurs à éviter. Non, se planter n’est pas un échec, c’est aussi une progression ! 

Bilan : ce que le podcast m’a fait à moi 

J’ai développé tellement de choses avec le podcast que je ne sais même pas par quoi commencer… 

La technique 

Pour créer un podcast, il m’a fallu apprendre toute la partie technique, que ce soit enregistrer, monter, diffuser un épisode… Et ensuite communiquer, renouveler le process… Je fais toujours ça de manière artisanale, c’est sans doute de l’amateurisme pour les puristes, mais ça fonctionne !  

Le développement personnel 

Le podcast m’a permis de développer des compétences comme :  

  • Ma capacité d’écoute, et développer encore plus mon empathie au passage ! 
  • A m’intéresser sincèrement aux gens pour poser de meilleures questions ; 
  • Oser aller vers des personnes que je ne connaissais pas, et donc sortir de ma zone de confort. 
  • Jongler entre plusieurs plannings, voire plusieurs vies ! 

Sur le plan plus personnel, je dirais que le podcast m’a permis de :  

  • Sortir de mon propre cadre, cette fameuse zone de confort ronronnante qui rassure !  
  • Prendre ma place et arrêter de m’excuser pour qui je suis 
  • Parler de sujets parfois intimes, dans un climat de confiance et de bienveillance 
  • Me confronter au regard des autres, et peu importe les jugements 

La rencontre avec mes propres contradictions 

Je me dis que j’ai créé quelque chose sans savoir exactement où ça allait m’emmener. C’est à la fois très audacieux et totalement casse-gueule ! J’ai investi du temps et de l’argent dans ce projet, sans aucune ambition professionnelle, pour le seul plaisir de le faire.  

Je me suis aussi confrontée à moi-même, à mes choix, à mes envies profondes, à mes projections d’avenir. Et Bim, ça a fait des chocapic !  

J’ai commencé La Cheftaine pour comprendre les trajectoires des autres. Et sans vraiment m’en rendre compte, j’étais en train de construire la mienne. 

Bilan : pourquoi je pense m’arrêter

Alors pourquoi s’arrêter me diras-tu ? 

En fait, il y a plusieurs raisons, qui se rejoignent : je trouve que le format interview sature aujourd’hui, je n’ai plus envie de produire à cadence régulière, je n’ai pas envie de transformer le podcast en outil marketing, je n’ai pas non plus envie de faire de la vidéo simplement parce que c’est ce qu’il faudrait faire aujourd’hui… 

Bref, je pourrais continuer. Mais je n’ai plus envie de continuer de la même manière… Je n’ai pas envie que le podcast devienne une contrainte.  C’est ma cour de récré, et je ne veux pas en être écœuré.  

Voilà pour le bilan des opérations… Pour autant, tu commences à me cerner, j’en ai encore sous le capot ! Je te donne rendez-vous dans le prochain épisode pour te parler du présent, mais aussi du futur… A très vite ! 

La Cheftaine, le blog dédié aux femmes du 21ème siècle

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