Ceci est la transcription de l’épisode de podcast spécial, que tu peux écouter par ici 😉
Salut, et bienvenue dans cet épisode spécial, hors-série, hors format, pour te partager un projet qui me tient à cœur, mon projet à moi.
J’en ai rapidement parlé en intro du dernier épisode avec Magaly Zarka, mais j’ai réalisé un de mes rêves… C’est ma fierté personnelle, l’aboutissement d’une gestation éléphantesque qui a duré près de 10 ans : mon premier roman est disponible en librairie depuis le 28 avril dernier.
Cela fait deux semaines que je reçois pleins de messages encourageant, et je voulais te remercier ici pour ça. Je reçois aussi beaucoup de sollicitations et de questions similaires, j’ai même donné mes premières interviews, je me suis donc dit qu’il y avait de la matière pour un petit épisode…
Que ce soit sur mon blog et avec ce podcast, je prône l’accomplissement de soi, l’émancipation du syndrome de l’imposteur, l’impulsion pour aller de l’avant… Et pourtant, je suis terrifiée à l’idée de parler de moi et de mon roman ! Cela mérite donc un épisode spécial, pour me sortir de ma zone de confort, et me délester un peu plus de mes complexes. J’enregistre la veille de la diffusion, en one shot, sans filet, je sue à grosses gouttes j’te dis pas !
D’abord son nom. Mon roman s’intitule « Demain sera mieux qu’hier » : je voulais un titre qui respire la positivité, parce que c’est l’élan que je veux donner. Il parle de sujets difficiles, mais nous en vivons tous, il faut donc rester optimiste, demain ne peut être que mieux ! Je suis une grande persévérante, et c’est ce que j’ai envie de partager.
J’ai découpé cet épisode en 5 grandes questions, alors c’est parti !
« Demain sera mieux qu’hier » : de quoi parle ce livre ?
Je te le pitch en quelques mots :
Maria se réveille à l’hôpital. Elle est confuse, persuadée que son mari est mort. Autour d’elle, un flou inquiétant s’installe. Une jeune femme, Angèle, lui propose de raconter sa vie pour tenter de raviver sa mémoire. Ce qu’elle ignore, c’est que cette histoire, en apparence anodine, va aussi la transformer elle, celle qui écoute. Celle qui doute. Celle qui cherche, sans vraiment savoir quoi. Peu à peu, souvenirs et silences s’entremêlent. Ce roman met en lumière les vies ordinaires bouleversées par les non-dits, les regrets, et les vérités enfouies.
Ce roman parle de mémoire, de transmission, de résilience. De ces liens qu’on ne comprend pas toujours, mais qui nous façonnent. Il parle aussi d’identité, de choix, de renoncements et de silences, surtout dans les familles. C’est un livre sur les mères, sur les filles, sur les femmes… mais pas seulement. De l’aveu de mon premier Bêta lecteur masculin (dédicace Pierre !), c’est une vraie claque, et il raisonnera en chacun de nous.
Ce projet est né il y a dix ans, lorsque j’ai perdu mes grands-parents maternels à quelques mois d’intervalle. Ils ont été un couple fusionnel, plus de 60 ans de mariage, 7 enfants, près de 20 petits-enfants, une vie d’amour mais pas que d’eau fraiche… et pourtant, mon grand-père est mort dans l’indifférence totale de celle qui fut l’amour de sa vie, parce qu’elle l’avait complètement oublié.
Ma grand-mère souffrait de la maladie d’Alzheimer. Je vois beaucoup d’histoires similaires à la leur chaque jour, dans ma vie professionnelle, alors j’ai voulu donner une voix positive à cet état de fait. Et puis, mes grands-parents sont issus de l’immigration espagnole des années 1940-50, ils n’ont pas fui le franquisme par conviction, enfin pas que je sache à vrai dire, mais ils ont fui pour la misère, la peur, et avec le souhait d’une vie meilleure. Il y a beaucoup d’inconnus dans leur histoire, et ce roman, c’est peut-être une part du fantasme que je m’en fais.
J’ai donc eu ce besoin profond de garder une trace. De ne pas laisser filer ce qu’ils m’ont transmis, sans bruit. De mettre un peu de lumière sur ces histoires invisibles que l’on porte tous.
« Demain sera mieux qu’hier » : pourquoi tu dois le lire ?
Nous sommes la somme de celles et ceux qui nous ont précédé.
Ce roman est un hommage à cette filiation invisible : un regard tendre sur ce qui a été et un souffle d’espoir pour ce qui reste à venir. Il parle de nos poids intérieurs, mais aussi de notre capacité à s’en libérer. Nous avons tous une histoire similaire :
- Nous avons tous une Maria dans notre entourage. Une figure silencieuse qui a traversé mille tempêtes sans jamais se plaindre, où qui est une énigme à elle seule !
- Et nous avons tous une part d’Angèle en nous : des moments de doute, de remise en question, de “et maintenant, je fais quoi ?”… La peur des lendemains qui déchantent.
Ce roman, je l’ai pensé à un moment de ma vie où je voulais changer l’histoire, et je l’ai écrit à un moment où j’avais envie de tout bousculer. Donc si tu aimes les histoires vraies — pas dans les faits, mais dans ce qu’elles te font ressentir — alors ce roman-là est pour toi.
« Demain sera mieux qu’hier » : d’où m’est venue cette envie d’écrire ?
Je crois que j’ai toujours eu cette envie.
J’ai encore en tête ma première rédaction en classe de CE2. C’était chez Monsieur FLAMANT, j’avais 8-9 ans, et j’avais pris un plaisir fou à inventer une histoire farfelue depuis l’image d’un bonhomme coloré.
Puis la vie suit son cours, écrire ce n’est pas un vrai métier, il paraît. J’ai rangé ça dans un tiroir… Et j’ai continué d’écrire dans un registre plus pragmatique : projet de service, contrat de travail, livret d’accueil, nécrologie, carte de vœux, courriers de réclamation…
Il m’a fallu des années pour me réconcilier avec ma créativité. Parce que dans ma perception des choses, la créativité s’exprime dans les arts plastiques, les travaux manuels, la danse… Que des talents que je n’ai pas !
Donc non, je ne me reconnaissais pas comme étant quelqu’un de créatif, au contraire même ! Il aura fallu que je fasse une rencontre déterminante, qu’une Wonder Pépite me remette les points sur les i et les barres sur les t, pour que je me rende compte que moi, Audrey, j’étais une personne créative. Merci Alexandra pour avoir semé cette petite graine.
C’est ainsi qu’est née la Cheftaine, et que j’ai retrouvé ce plaisir d’écrire. Et là, j’ai compris que ça ne me quitterait plus. Que c’était presque vital. La suite, tu la connais, c’est aujourd’hui le blog et le podcast qui t’accompagnent, régulièrement j’espère.
« Demain sera mieux qu’hier » : comment ai-je procédé pour l’écrire et le soumettre à des éditeurs ?
Donc, réconcilié avec ma créativité, et forte de mon envie de “créer mon projet”, je me suis dit “OK, lâche tes complexes ma cocotte, il est temps de concrétiser ton roman”.
Bon, une fois que j’ai dit ça à haute voix, je n’étais pas plus avancée ! Mais l’algorithme des réseaux sociaux est plutôt bien fait, parce que je suis tombée sur une publicité pour un atelier d’écriture en ligne, “au tarif promotionnel extraordinaire avec une remise spéciale durant 24 heures”… Ralala, sache qu’il s’en est fallu de peu pour que je gagne 2 tailles de bonnets sur ma poitrine, ou que je m’abonne à un régime miracle, en lieu et place de l’écriture !
Une fois avoir fait mon atelier, et pris conscience que les réseaux sociaux étaient des tunnels de pubs, j’ai décidé de chercher du contenu sur le sujet : j’ai acheté un ou deux bouquins sur la thématique d’écrire un roman, et ma passion des podcasts a pris le dessus : j’ai découvert “Devenir Ecrivain” de LICARES, et j’ai dû écouter une centaine d’épisodes en moins de 2 semaines. Je te le recommande chaleureusement si tu as un projet d’écriture.
Je me suis donc formée seule, à mon rythme, et tout ça m’a permis de structurer ma méthode. J’ai appris à découper une intrigue, construire un personnage, poser un point de vue narratif… Et j’ai sans doute encore à apprendre, mon roman a très certainement tous les défauts d’une première fois, mais il a le mérite d’exister !
Bref, ensuite, j’ai écrit. Je l’ai commencé fin août 2023. Je me suis discipliné à écrire 5 jours par semaine, par session d’au moins 2 heures. Et là, c’est l’ascenseur émotionnel avec moi-même, où il y a eu des doutes, des phases d’euphorie, d’autres où j’ai cru que c’était nul, et des moments larmoyants aussi… ça blinde niveau confiance en soi d’écrire un bouquin !
Mon premier jet est sorti en moins de 3 mois, je te rappelle que ça faisait 10 ans que je l’avais en tête, puis je l’ai retravaillé, je l’ai confié à des bêtas lecteurs de confiance, j’ai réécrit des passages, et en janvier 2024, j’ai profité de l’élan de la nouvelle année, pour adresser mon manuscrit à une trentaine de maisons d’édition.
J’ai préparé un tableau, le tableur Excel étant aussi une de mes grandes passions, où j’ai référencé les maisons que j’avais identifiées, pour lesquelles j’estimais cadrer à la ligne éditoriale et qui permettaient une soumission dématérialisée. Je ne me voyais pas non plus faire du porte à porte avec mon manuscrit papier !
Sur ma trentaine d’envois, j’ai eu deux réponses automatiques “bien reçu, si vous n’avez pas de nouvelles dans X mois, c’est mort”, une réponses négative 8 mois plus tard, et trois retours encourageants.
Le premier est un éditeur qui a pris la peine de m’appeler pour me dire qu’il ne prenait pas le projet, mais il m’a expliqué pourquoi, et m’a donné des conseils pour l’améliorer si je voulais le lui soumettre à nouveau. Le second est la maison qui m’a édité, et le troisième m’a répondu des semaines après ma signature de contrat, c’était une réponse positive, mais trop tardive pour que j’ai eu à y réfléchir.
Ces trois retours, que je qualifierai d’échanges humains, m’ont été adressés par des maisons dites de “petite taille” et de province. J’imagine qu’à la capitale, ils ont plus de boulot sans doute.
Voilà pour les secrets de fabriques ! Moralité : ne pas se décourager !
« Demain sera mieux qu’hier » : les coulisses du process une fois le contrat d’édition signé, et pourquoi le démarrage de sa commercialisation est-il si périlleux ?
J’ai signé mon contrat le 11 juin 2024 précisément, la veille de mon anniversaire. Cela a clôturé une 36ème année rocambolesque pour moi, je l’ai donc pris pour un bon présage, et cela a conforté mon choix de titre.
La graphiste a rapidement pris contact avec moi pour travailler sur la couverture, ce qui est le truc le plus sympa à préparer. Nous nous sommes comprises rapidement, et je trouve qu’elle a plutôt bien cerné la vision du projet. Si tu lis le roman, tu comprendras que cette couverture est une évidence.
Ensuite, ça a été bien plus long et plus périlleux. Le temps de l’édition n’est pas celui du commun des mortels, et j’ai compris que je devais apprendre à lâcher prise… Ce qui n’est pas franchement facile quand tu t’appelles La Cheftaine et que tu aimes tout contrôler ! Bref, j’espérais une sortie début d’année 2025, et finalement, le printemps, le 28 avril précisément, c’est une bonne date.
Et donc, un lancement sur fond d’équilibriste, parce qu’entre la date de sortie officielle, le circuit de distribution, et les réalités logistiques, il y a parfois des couacs.
Il y a eu un malentendu entre l’éditeur et le distributeur, une histoire de calendrier… Ce qui fait qu’il n’est pas / n’était pas, le problème n’est pas encore totalement réglé à la date de sortie de cet épisode, référencé dans les bases de données nationales… Donc la date de sortie annoncée n’a pas été respectée, le livre est arrivé en ligne de manière un peu aléatoire, et certains libraires n’ont pas pu le commander dans les temps.
Mais bon… c’est la rançon du succès, non ? Je choisis d’en rire, de rester fière du chemin accompli, et de te remercier de ta patience. Et puis, cela reste une expérience très formatrice aussi. Voir le verre à moitié plein, c’est mon crédo !
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Enfin voilà. Mon roman est publié aux Editions Hugo Stern, et je serai ravie de t’embarquer avec moi dans cette aventure. Et puis, si j’ai le plaisir de te compter parmi mes lecteurs… Si tu aimes mon bouquin, fais-le savoir autour de toi ! Et si tu ne l’aimes pas, la couverture est quand même jolie, cela fera un bel objet décoratif dans ton intérieur !
Sache que j’ai un second manuscrit qui dort dans un tiroir, et deux autres projets dans les startings blocks… Mais je ne m’autorise pas à aller plus loin pour le moment, j’attends de voir comment la mayonnaise prend…
Nous arrivons à la fin de cet épisode spécial. J’espère que ça t’a plu, n’hésites pas à me dire ce que tu en as pensé, via Instagram ou par mail.
Merci pour ta bienveillance.
Et comme on dit par chez moi, Adeu !






