Ce qui va suivre est la synthèse de mon dernier épisode de Podcast. Le plus simple est encore d’aller l’écouter, de t’abonner au podcast, et de le partager SANS MODERATION !
Je suis ravie de te retrouver pour cet épisode de rentrée, qui marque le démarrage de la saison 2 du podcast. J’ai déjà enregistré une bonne partie des futurs épisodes, et je peux te dire que c’est du lourd, tu vas te régaler, à commencer par cet épisode 19 ! Mon invitée du jour était une parfaite inconnue, que j’ai découvert grâce à la magie des réseaux sociaux, et il faut croire que l’algorithme est franchement bien fait, je ne sais pas si tu ressentiras l’alchimie dans cet entretien, mais c’est un véritable coup de cœur, je me suis régalée d’enregistrer avec elle !
Donc aujourd’hui, nous allons parler de regard. Pas de celui que l’on pose sur les autres, non. Celui que l’on pose sur soi, et que l’on esquive souvent. Je reçois donc Solène Lombardo. Elle est photographe, spécialisée dans le portrait et le boudoir. Et elle a un super-pouvoir : révéler aux femmes ce qu’elles ne voient pas dans le miroir, et leur permettre de se réconcilier avec la confiance. Ensemble, nous avons parlé de syndrome de l’imposteur, d’image de soi, de complexes, d’injonctions, de transformation… Et pourquoi, parfois, une séance photo peut devenir un vrai acte de réconciliation.
La Cheftaine, le podcast, nouvel épisode, c’est parti !
Solène Lombardo : et si une photo pouvait vraiment changer quelque chose ?
Dans notre société saturée d’images, on pourrait croire que la photographie est un acte banal. Pourtant, lorsqu’il s’agit de se photographier soi-même, c’est une autre histoire. Solène Lombardo, invitée de l’épisode du jour, a fait de cette frontière entre l’image qu’on donne et celle qu’on ressent, un terrain de transformation. Photographe autodidacte, elle a choisi de mettre son regard au service des femmes. De celles qui ne s’aiment pas. De celles qui se cachent. De celles qui n’osent plus se regarder.
De l’intime au politique : le pouvoir du regard
Solène ne fait pas « juste » des photos. Elle crée des espaces de réconciliation. À travers ses portraits et ses séances boudoir, elle invite les femmes à se voir autrement. À se voir vraiment. Son approche est loin des injonctions esthétiques : elle préfère un flou sincère à une netteté figée. Elle capte l’émotion, la faille, le naturel. Ce qu’on fuit souvent, elle l’embrasse.
Ce qu’elle cherche à montrer ? Ce que ses clientes ne voient plus. Ce que les autres perçoivent mais qu’on ne s’autorise pas à reconnaître : la force dans la vulnérabilité, la beauté dans les cicatrices, le rayonnement dans le doute.
Une reconversion douce, née d’un besoin personnel
Ce chemin n’a pas été prémédité. Salariée dans une collectivité depuis 18 ans, Solène est avant tout une femme curieuse, sensible, en quête de sens. Elle découvre la photo à travers ses filles, puis ses amis, puis des inconnues. Elle apprend seule, s’équipe, teste, s’affirme.
En 2012, elle se lance en micro-entreprise. Ce sera une activité parallèle. Un complément. Mais très vite, une évidence surgit : ce qu’elle aime, c’est photographier les femmes. Et pas seulement les mettre en valeur : les aider à se réapproprier leur image.
« Je veux être cette amie bienveillante qui montre aux femmes qu’elles sont tellement plus que ce que leur voix intérieure leur raconte« .
Solène Lombardo : une mission personnelle devenue collective
Solène ne cache pas que sa démarche est aussi intime. Elle photographie les autres pour mieux se comprendre elle-même. Elle aide ses clientes à se reconstruire parce qu’elle est elle-même en chemin. Et c’est cette sincérité-là qui crée la magie. Elle ne « fait pas poser », elle crée une relation. Elle ne « shoot pas un modèle », elle entre en conversation. Avec douceur. Avec justesse.
Le déclic a eu lieu lors d’un événement entrepreneurial. Pour la première fois, elle prend le micro et dit à voix haute : « Je suis photographe de la femme. »
Un simple mot. Mais un monde qui s’ouvre. Depuis, elle ose davantage. Elle se rend visible. Elle propose. Elle affirme sa place.
Le boudoir : se dévoiler pour mieux se retrouver
Non, le boudoir n’est pas réservé aux femmes jeunes, minces, ou habituées à poser. Et non, il ne s’agit pas forcément de lingerie affriolante sur fond glamour ! Pour Solène, le boudoir est un espace d’expression. Un moment à soi. Une parenthèse où l’on s’autorise à être vue autrement que par le prisme des jugements. Même — et surtout — celui qu’on porte sur soi.
Elle le dit sans détour : « Ce que je propose, ce n’est pas une pose sexy. C’est un miroir sans filtre. Une façon de se regarder avec indulgence. »
Certaines viennent après un deuil, une séparation, une maladie, un changement de corps ou une crise identitaire. D’autres viennent « juste » pour s’offrir ce temps. Toutes repartent avec un regard transformé.
Ce que la photo peut vraiment changer
La séance photo n’est pas magique. Mais elle peut être catalyseur. Déclencheur. Point de bascule. Solène l’explique très bien : « On pense souvent qu’on n’est pas photogénique. Mais en réalité, on ne s’est jamais vu comme on est. »
Parce que notre regard est biaisé. Par l’éducation, les complexes, les comparaisons… Parce qu’on se focalise sur un détail, une ride, une imperfection… Et que l’on oublie l’énergie que l’on dégage. Le mouvement. L’émotion.
La photo peut permettre une reconnexion. Un point de départ vers plus de douceur. Plus d’indulgence. Plus de pouvoir aussi, dans un monde où le corps des femmes est souvent soumis à l’évaluation permanente.
Le mot de la fin : “autorise-toi”
Si vous ne deviez retenir qu’une phrase de cet épisode ? Peut-être celle que Solène adresse à ses filles, et qu’elle transmet aujourd’hui à toutes les femmes qu’elle photographie : “Droite et fière. Ce que tu es, ce que tu ressens, ce que tu vis… tu as le droit de le montrer.”
Et si on commençait par là ?
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