Le syndrome de la bonne élève

syndrome de la bonne élève

Souviens-toi, il n’y a pas si longtemps, je t’ai confié que je souffrais d’un mal bien commun, et bien connu, le syndrome de l’imposteur. Et comme toute bonne personne névrosée qui se respecte, j’en ai encore plein mes tiroirs !

Lors d’une de mes écoutes de podcasts, Aline (The BBOOST) a abordé un autre complexe, à mon sens tout autant féminin que le précédent, le syndrome de la bonne élève. C’est la première fois que j’en entendais parler, et plus j’écoutais, plus je me reconnaissais dans le descriptif, ma vie passait à la radio !

Et puis, tu commences à me connaître, je suis une vraie pipelette… Donc j’ai commencé à en parler, ici et là… Et je me suis encore une fois sentie moins seule ! Car oui, figure-toi, le syndrome de la bonne élève, ce n’est pas une drôle de légende urbaine, ça existe vraiment !

Le syndrome de la bonne élève : c’est quoi ?

De ce que j’ai pu trouver dans mes recherches, je te dirais qu’il s’agit d’un terme informel utilisé pour décrire un ensemble de comportements et de traits de personnalité chez certaines personnes, qui se caractérisent par un désir constant de réussir, de plaire aux enseignants, de maintenir des normes de performance élevées, tout en ne faisant pas de vagues.

Les personnes atteintes de ce « syndrome » peuvent ressentir une pression intense pour exceller, souvent au détriment de leur bien-être émotionnel. Elles ont tendance à être perfectionnistes, anxieuses et à craindre l’échec. Elles ont aussi tendance à attendre sagement qu’on leur donne le droit de s’exprimer. Elles peuvent également éviter de prendre des risques ou de s’engager dans des activités où elles ne sont pas certaines de réussir (coucou syndrome de l’imposteur, je suis ton cousin !).

En résumé, le syndrome de la bonne élève décrit le fait de se mettre beaucoup de pression pour réussir à l’école, parfois au détriment de la santé mentale et du bien-être émotionnel ! Attention cependant, le syndrome de la bonne élève n’est pas une notion médicale officielle, mais plutôt un concept populaire pour décrire un certain type de comportement observé chez certains individus.

Bien que le terme soit plus couramment associé au contexte scolaire, magie de la psychologie et des névroses, il te suit à l’âge adulte ! Dans le milieu professionnel, les personnes qui ont ces tendances peuvent être caractérisées par des comportements tels que le perfectionnisme, le désir constant de plaire à leurs supérieurs, le besoin de toujours réussir et la peur de l’échec, attendre la reconnaissance sagement dans son coin, ne pas savoir dire non… Elles peuvent aussi travailler de manière excessive, s’inquiéter de la moindre erreur et éviter de prendre des risques par crainte de ne pas répondre aux attentes ! Un programme vachement sympa !

Le syndrome de la bonne élève : c’est typiquement féminin ?

Sur le principe, la réponse est non : le syndrome de la bonne élève n’est pas uniquement féminin. Il peut affecter des individus de tous les genres. Les attentes élevées envers soi-même, le perfectionnisme, la peur de l’échec et le désir de réussir à tout prix ne sont pas limitées à un genre particulier. Idem donc que son cousin, le syndrome de l’imposteur.

Néanmoins, il est n’est pas erroné de dire que certains stéréotypes de genre et les pressions sociales, peuvent influencer la manière dont le syndrome de la bonne élève se manifeste chez différentes personnes. Par exemple, les attentes sociétales concernant le comportement des femmes peuvent parfois les pousser à être particulièrement préoccupées par la perfection et à chercher à plaire aux autres.

Aussi, les inégalités salariales, au-delà des problématiques que l’on connait d’interruption de carrière du fait des aléas, grossesses et vie de famille, sont aussi liées à ce syndrome de la bonne élève. En gentille fille bien élevée, tu attends sagement que ta hiérarchie remarque ton bon travail, te félicite, te récompense, ou encore te donne la parole pour exprimer tes revendications. Sauf que, dans la vraie vie, et tu demanderas à n’importe quelle institutrice, comme à Lucie par exemple, on se souvient soit des élèves qui nous ont poussés à bout, soit des élèves qui ont été des étoiles filantes de la réussite ! Les gens bons, qui font correctement le travail attendu, ils passeront simplement dans la classe supérieure, et adios ! Au boulot c’est pareil, si tu fais ton job correctement, et que tu restes tranquillement dans ton pré carré, tu continueras gentiment à passer dans la classe supérieure, sans plus. Il n’y a que dans Dirty Dancing qu’on ne laisse pas bébé dans un coin !

Ne sois pas un gens bon !

Le syndrome de la bonne élève : on s’en débarrasse comment ?

Tout comme pour son cousin, se débarrasser du syndrome de la bonne élève nécessite déjà d’en prendre conscience ! Donc arrête de collectionner les bons points, prends conscience de ta valeur, de tes compétences, et laisse tes angoisses sur le parking : nous nous trainons tous nos casseroles et nos névroses !

Il faut aussi se recentrer, et redéfinir ce qu’est le succès pour toi. Réfléchis à ce que signifie réellement la réussite, de ton point de vue. Argent, temps, reconnaissance sociale, objets matériels… Il y a tant de configurations possibles ! Il est important de se détacher des attentes externes et de définir ta propre vision du succès, en te focalisant sur TON bien-être émotionnel, TON équilibre entre travail et vie personnelle, et TA la satisfaction personnelle, en plus de la réussite professionnelle.

Il faut aussi que tu intègres qu’échec, ce n’est pas un gros mot ! Échouer, ce n’est pas un GAME OVER comme dans un jeu vidéo, ce n’est pas la fin du monde, et ça ne te fait pas repartir de zéro ! Au contraire, tu repars avec un solide bagage lié à cette expérience. Alors oui, tu as possiblement perdu quelques plumes, parfois il y a des situations dramatiques derrière l’échec (je pense à des sujets comme la liquidation judiciaire avec des problématiques financières), et je ne veux pas les minimiser, mais dans le fond, ce n’est PAS GRAVE de fermer une boite, de changer de direction, et de repartir dans l’autre sens. Comme me l’a rappelé une vieille connaissance, oubliée et bienveillante, c’est l’immobilisme qui nous tue, pas le mouvement ! Il faut donc accepter que l’échec puisse faire partie de ta vie et qu’il puisse être une occasion d’apprentissage. Ne laisse pas ta peur de l’échec t’empêcher de prendre des risques et d’explorer de nouvelles opportunités.

Et donc, dans cette même lignée, il faut se concentrer sur l’apprentissage. Ce serait bien de voir le verre À MOITIÉ PLEIN et non pas à moitié vide ! Aborde tes activités avec l’objectif d’apprendre et de grandir, plutôt que de simplement réussir. Cela peut considérablement réduire la pression que tu te mets.

Tout comme pour gérer son cousin, avec le syndrome de la bonne élève, il faut aussi pratiquer l’auto compassion : soit gentille avec toi-même ! Au lieu de te critiquer constamment, apprends à te soutenir, à reconnaître tes réalisations positives et à accepter tes imperfections. Tu te sentiras TELLEMENT plus légère après !

Il te faut aussi établir des limites : apprends à dire “non” lorsque cela est nécessaire et à établir des limites claires pour éviter la surcharge de travail. Le respect de tes limites est essentiel pour préserver ta santé mentale et émotionnelle (coucou le burn-out de Stéphanie et Lydie !). Tu peux aussi apprendre à dire ME**E aux vilains qui profitent de ta gentillesse !

Il est aussi bien de se fixer des objectifs réalistes. Établis des objectifs réalistes et atteignables pour toi-même – non, attendre de gagner au loto pour tout plaquer, ce n’est pas un objectif réalisable ! -. Le perfectionnisme peut être atténué en acceptant que la perfection ne soit pas nécessaire pour réussir, mieux vaut fait que parfait !

Il est important de noter que le processus d’émancipation de ces comportements peut varier d’une personne à l’autre, et il peut être utile de travailler avec un professionnel de la santé mentale pour obtenir un soutien supplémentaire, si d’aventure tout ce que je te raconte là est bien trop abstrait, et que ta prise de conscience te plonge dans trop de tumultes !

***

Je sais ce que tu te dis “cette Cheftaine, elle est sacrément fêlée quand même”… La vérité, c’est que toi aussi !

Maintenant, tu sais ! Il ne te reste plus qu’à voguer vers TA réussite, oser prendre la parole pour dire ce que TOI tu veux, et arrêter ta collection de bons points : personne ne te donnera d’image à la fin !

Cesse de parcourir les plaines comme un cheval sauvage, ne reste pas dans ton coin (tu as la réf, pas vrai ?! 😉)

porté écroulé

Enjoy !

La Cheftaine, le blog dédié aux femmes du 21ème siècle

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